Lors de cette première semaine de novembre, les championnats du monde de judo vétérans ont eu lieu au Dojo de Paris. Savay Monnet, professeur au Judo Club Eyzin-Pinet, s’est brillamment emparée de la médaille d’argent.

 

Après avoir bénéficié d’un bon tirage au sort, Savay s’impose par waza-ari (un avantage fort au judo mais qui ne met pas un terme au combat contrairement à l’ippon) sur une rugueuse adversaire belge en demi-finale. Elle s’inclinera en finale face à une autre française sur une immobilisation au sol.

 

Savay a démarré le judo à l’âge de 34 ans. Elle cherchait une activité physique pour se remettre en forme et voulait découvrir quelque chose de nouveau. Elle a tout de suite accroché avec le judo et ses valeurs. Elle apprécie la convivialité dans l’effort physique, tout en ayant une réflexion nouvelle sur son corps et sur ce qu’il peut endurer.

 

Elle découvre ainsi l’exigence du sport de haut niveau au sein du SOGivors Judo, un des meilleurs clubs de la Ligue Auvergne Rhône-Alpes. Elle prend goût à la rigueur et la répétition des efforts.  Elle prend aussi beaucoup de plaisir à pratiquer ce sport en compagnie d’une nouvelle génération d’athlètes, dont font partis ses deux enfants.

Elle découvre aussi une phase très difficile de doute et de remise en question, mais comprend qu’elle doit passer par là pour progresser, placer un mouvement à l’entrainement ou comprendre un déplacement.

 

Elle se fixe comme d’obtenir sa ceinture avant ses 40 ans, elle a donc dû se mettre à faire de la compétition. Peu sûre d’elle au début, elle parvient à décrocher une première médaille aux championnats du Rhône. Elle trouvera au sein du SOGivors Judo un club qui la poussera jusqu’à ses derniers retranchements à l’entrainement, qui l’encouragera à poursuivre la compétition, et à atteindre ses objectifs.

 

Aujourd’hui, elle est vice-championne du monde de judo, et met un terme à sa carrière en compétition. Un important chapitre de sa vie se ferme, et elle se consacre désormais à l’enseignement sur les tatamis mais également en dehors, puisqu’elle est professeur de français au collège Claude et Germain Grange de Seyssuel.

 

Mais elle est avant tout un exemple pour les futures générations, en démontrant qu’avec du travail, de la rigueur et de la discipline, tout est possible. Un grand bravo à elle, tous les judokas du SOGivors Judo (et clubs associés), son collègue et son président sont fiers d’elle.